Le projet “DARFOUR”
Depuis février 2003 au Darfour, le Soudan vit un conflit civil générateur d’une crise humanitaire importante, régulièrement condamné par la communauté internationale. Et pourtant peu de résultats concrets sont visibles.
Le Darfour, immense région de l’Ouest du Soudan dans le désert du Sahara, en frontière avec le Tchad, est peuplé d’à peine plus de 5 millions d’habitants et connaît un faible niveau de développement. Historiquement, trois tribus principales de souche africaine et animiste s’y sont installées, parmi lesquelles les Four, qui ont donné leur nom à la région. Ils cohabitent de longue date avec une population arabe, comme l’est le reste du Soudan, aujourd’hui majoritaire.
Trois ans après le début du conflit, on estime que quelque 200’000 à 300’000 personnes figurent déjà au nombre des victimes de ce sanglant conflit, et que près de 2 millions de personnes ont été contraintes au déplacement interne, sans compter les populations ayant fui au Tchad voisin, et donc rendues hautement vulnérables.
Terre des hommes a développé un projet dans la province du Darfour Ouest (population totale: 1’650’000 personnes), aux portes de la capitale provinciale d’ El Geneina. Et a commencé à y déployer ses activités dans le courant du mois de juin 2004.
Au Darfour, Terre des hommes a comme objectif d’améliorer les conditions de vie et de pourvoir aux besoins essentiels des personnes déplacées par le conflit civil avec un effort particulier quant à la coordination des camps et au suivi psychosocial des enfants.
Terre des hommes a reçu mandat du Bureau International des Migrations (IOM) et du Bureau de Coordination d’Assistance Humanitaire des Nations Unies (UNOCHA) pour gérer la coordination des camps d’Al Riyad, d’Ardamata et de Dorti, aux portes d’El Geneina (Darfour Ouest), totalisant à eux trois une population de quelque 50′000 déplacés
Terre des hommes travaille depuis juillet 2004 dans l’Ouest Darfour. Tdh a d’abord commencé par lancer des activités de protection de l’enfance (centres offrant des activités récréationnelles pour enfants) puis rapidement est intervenu en tant que coordinateur de camps afin d’améliorer la prise en compte des besoins de l’enfant et de sa famille dans la réponse humanitaire.
La coordination des camps et la protection de l’enfance font parties des activités les plus sensibles dans les contextes humanitaires. Grâce à son statut d’organisation non gouvernementale et à sa politique de non discrimination, Terre des hommes a décidé de relever le défi et couvre aujourd’hui une zone de presque 50′000 personnes.